Plus de 41 000 personnes ont été déplacées dans les moyens et hauts plateaux du territoire de Fizi à la suite de la reprise des affrontements dans cette partie du Sud-Kivu entre les troupes de l’AFC-M23-Twirwaneho et les Forces armées de la RDC, soutenues par les Wazalendo. C’est ce qu’indique la Société civile de Fizi dans une déclaration rendue publique et consultée par la rédaction de Radio Maendeleo mercredi 16 septembre 2026.
Près de 42 000 personnes déplacées
Dans cette déclaration, le président de cette structure, Me Jacques Alimasi, fait état de 41 952 personnes déplacées, réparties dans 8 618 ménages, qui vivent dans des conditions d’extrême vulnérabilité.
Plusieurs villages affectés par les affrontements
Par ailleurs, la Société civile rapporte que plusieurs villages, notamment Kanguli, Nakihele, Kilumbi, Point Zéro, Rugezi, Minembwe et Mukoko, sont affectés par les affrontements entre la coalition gouvernementale, les Forces armées de la RDC, et le mouvement AFC-M23-Twirwaneho.
Dans ces localités, plusieurs activités socio-économiques et culturelles sont paralysées, tandis que le déroulement des cours reste compromis dans certaines zones du territoire depuis la rentrée scolaire, indique notre source.
Accès difficile aux services essentiels
À cela s’ajoute la suspension de certaines activités médicales ainsi que de l’assistance humanitaire de plusieurs organisations, à la suite de la dégradation de la situation sécuritaire.
Les populations déplacées se retrouvent ainsi confrontées à des difficultés d’accès aux services essentiels, notamment à la nourriture, à l’eau potable et aux soins de santé.
Me Jacques Alimasi
La Société civile appelle au respect du cessez-le-feu
Ainsi, la Société civile de Fizi salue l’opérationnalisation du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu, mais estime que celui-ci montre déjà ses limites face à la persistance des violences.
Cette structure appelle les parties au conflit à respecter les engagements pris dans les différents processus de paix.
Elle demande également aux mécanismes internationaux compétents de documenter les violations présumées des droits humains et du droit international humanitaire rapportées dans le territoire de Fizi, afin que, le moment venu, les auteurs répondent de leurs actes.
Par Omeur Mudekereza