Plus de 700 enfants en âge de scolarité issus de plusieurs villages du groupement de Kalonge, dans le territoire de Kalehe, n’ont toujours pas repris les cours plus de deux semaines après le début de l’année scolaire 2026-2027. La société civile locale alerte sur les conséquences de cette situation pour leur avenir.
Des centaines d’enfants toujours hors des salles de classe
Les enfants concernés sont originaires notamment des villages de Fendula, Rambo, Mule, Chaminunu, Cibinda et Cifunzi.
L’alerte a été lancée par la société civile du groupement de Kalonge, dans un entretien accordé à Radio Maendeleo lundi 21 septembre 2026.
Selon cette structure, plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment la précarité économique des familles.
Des parents déplacés incapables de financer la rentrée
La pauvreté figure parmi les principales difficultés évoquées par la société civile.
Une partie des parents concernés sont des personnes déplacées ou retournées de guerre et ne disposent pas de moyens suffisants pour acheter les fournitures scolaires nécessaires à leurs enfants.
Pour ces familles, les dépenses liées à la rentrée constituent une charge difficile à supporter dans un contexte marqué par la précarité.
Des écoles détruites par des catastrophes naturelles
À cette difficulté économique s’ajoute le problème des infrastructures scolaires.
Selon la société civile de Kalonge, plusieurs écoles ont été détruites par des catastrophes naturelles et restent jusqu’à présent non fréquentables.
Les enfants concernés se retrouvent ainsi privés de cours, faute de conditions permettant la reprise normale des activités scolaires dans certaines localités.
Des risques pour l’avenir des enfants
La société civile du sous-noyau de Kalonge s’inquiète des conséquences de cette situation sur l’avenir des enfants.
Elle estime que le fait de rester durablement en dehors du système scolaire pourrait les exposer à la délinquance juvénile, voire à des risques d’enrôlement dans des groupes armés.
Pour cette structure, une réponse rapide est donc nécessaire afin d’éviter que cette interruption de la scolarité ne se transforme en exclusion durable du système éducatif.
La reconstruction des écoles réclamée
Pour permettre aux enfants de retrouver le chemin de l’école, la société civile de Kalonge plaide pour la reconstruction des établissements scolaires détruits dans les villages concernés.
Elle demande également l’application effective de la gratuité de l’enseignement primaire dans l’ensemble du groupement de Kalonge.
Un programme spécial pour les enfants vulnérables
La société civile appelle par ailleurs à une meilleure prise en charge des enseignants chargés d’assurer la formation des enfants.
Elle propose enfin la mise en place d’un programme spécifique en faveur des enfants vulnérables, orphelins et déplacés vivant dans le groupement de Kalonge.
Pour les acteurs locaux, ces mesures permettraient de réduire les obstacles à la scolarisation et de donner à ces centaines d’enfants des conditions plus favorables pour reprendre leur parcours éducatif.
Par Alain Kabika