Les arrestations arbitraires de personnes qui ne sont impliquées ni dans la politique ni dans les opérations militaires risquent de fragiliser le vivre-ensemble et la cohésion sociale au sein des communautés concernées.
Le Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance alerte sur cette situation dans une note rendue publique et consultée par Radio Maendeleo ce mardi 27 octobre 2026. Cette structure appelle les parties au conflit à œuvrer davantage pour rétablir la confiance entre les différentes couches de la population, plutôt que de multiplier des actes susceptibles d’accentuer les frustrations et la peur.
Cette prise de position fait suite à des alertes concernant des arrestations, des agressions et des enlèvements présumés d’habitants dans plusieurs zones du Sud-Kivu, particulièrement sur l’axe Nyangezi-Kamanyola, en territoire de Walungu.
Dans cette zone, le Parlement citoyen évoque notamment l’interpellation d’une dizaine de jeunes originaires des villages de Bujenjere et Nacirhongwe, alors qu’ils se trouvaient le long de la route nationale numéro 5, sur l’axe Bukavu-Uvira.
Face à ces faits rapportés, cette organisation de défense des droits humains demande aux différentes parties au conflit de prendre leurs responsabilités afin de protéger les civils et de permettre aux personnes détenues arbitrairement de recouvrer leur liberté.
Amani Lwamba Shadrack, président national du Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance, également appelé Baraza la Raiya, apporte davantage de précisions sur cette situation.
Par ailleurs, il appelle les membres des communautés à mettre fin aux accusations qu’ils jugent infondées les uns contre les autres auprès des porteurs d’armes. Il les exhorte à privilégier le dialogue, la conciliation et d’autres mécanismes alternatifs de résolution des conflits afin de préserver la cohésion sociale.
Par Alain Kabika