Le 9ᵉ round des négociations entre le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 en Suisse a permis aux parties engagées dans le processus de Doha d’enregistrer certains progrès qui nécessitent une matérialisation sur le terrain.
Malgré ces avancées, des points de blocage restent en vue et, à ce stade, le poids et la rigueur des facilitateurs seront déterminants pour amener les deux parties à trouver d’autres compromis à l’occasion du prochain round des négociations.
C’est ce qu’indique Joseph Baraka, directeur de l’Institut Patrice-Émery Lumumba, une organisation de recherche et d’analyse sur les questions de conflits et de gouvernance.
Au chapitre des avancées, il salue l’attribution du rôle de modérateur des assises à Massad Boulos, conseiller spécial pour l’Afrique du président américain Donald Trump.
Sa carrure et son poids permettraient d’imposer une méthodologie aux parties et d’accélérer la suite des échanges, estime Joseph Baraka.
L’engagement des parties sur le volet humanitaire, impliquant la protection des biens d’utilité publique et communautaire, constitue également un élément essentiel à retenir de ce 9ᵉ round des discussions.
Cependant, fait-il savoir, certains points tels que la levée des poursuites judiciaires contre les membres de l’AFC/M23, la réouverture des banques et de l’aéroport de Goma opposent encore les parties.
Le poids du modérateur, celui des facilitateurs et la volonté des parties sont des éléments essentiels pour mettre fin à cette impasse, indique Joseph Baraka.
Il sied de préciser que le 9ᵉ round des négociations de paix dans le cadre du processus de Doha s’est tenu du 13 au 17 avril à Montreux, en Suisse.
Par Expedit Kyalu