Plus de 53 000 personnes ont fui vers plusieurs localités des zones de santé de Fizi et de Nundu entre août et octobre 2026, à la suite de l’intensification des affrontements dans les hauts plateaux de Fizi.
C’est ce que rapporte le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), dans son rapport sur la situation humanitaire au Sud-Kivu, publié en octobre 2026.
Ces affrontements opposent les troupes du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) à la coalition gouvernementale constituée des Forces armées de la RDC (FARDC), des Wazalendo et de l’armée burundaise.
OCHA fait savoir que la zone de santé de Kimbi-Lulenge, dans le territoire de Fizi, ainsi que celle de Kabambare, dans la province voisine du Maniema, ont également accueilli de nouvelles vagues de déplacés, représentant environ 17 100 ménages.
Les combats survenus début septembre, puis du 20 au 25 septembre, auraient également fait des victimes civiles et endommagé des infrastructures essentielles, aggravant ainsi la vulnérabilité des populations, ajoute OCHA.
En territoire d’Uvira, les affrontements dans les groupements de Kigoma et de Bijombo, dans les hauts plateaux, ont provoqué le déplacement de plus de 67 600 personnes vers les zones de santé de Lemera, des Hauts-Plateaux et de Ruzizi.
Toujours en septembre, plus de 44 800 personnes ont fui les affrontements dans plusieurs villages du territoire voisin de Kalehe, notamment Chibwisa, Nyawesa et Muyenge, pour trouver refuge dans le groupement d’Irhambi-Katana.
Selon les sources humanitaires citées par OCHA, ces personnes ont principalement trouvé refuge dans les aires de santé de Mugeri, Chahoboka, Nuru, Chiranga et Kalangine.
Par ailleurs, les affrontements survenus les 14 et 15 septembre dans les hauts plateaux de Ziralo, en territoire de Kalehe, ont entraîné des déplacements de populations vers l’aire de santé de Lemera, dans la zone de santé de Kalehe.
Ces combats ont contraint plus de 20 000 personnes à fuir vers les zones de santé de Bunyakiri, Kalehe et Kalonge. La poursuite des violences accentue les besoins humanitaires dans les zones d’accueil, souligne le Bureau de la coordination des affaires humanitaires. Il sied de préciser que ce rapport couvre la période allant du 1er au 30 septembre 2026.
Par Expedit Kyalu