Alors que le neuvième round des négociations s’est clôturé vendredi dernier à Montreux, en Suisse, dans le cadre du processus de Doha, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’AFC/M23 continuent de s’accuser de violations des engagements convenus dans la déclaration finale.
Les accusations portent sur des attaques de drones dans l’est du pays.
Un communiqué de ce dimanche 19 avril de l’armée congolaise affirme que l’AFC/M23 a mené des attaques par drones dans la soirée du samedi 18 avril, non seulement contre les positions des FARDC à Mikenge et à Kakenge, mais également contre des zones habitées par des populations civiles au Point Zéro, dans les hauts plateaux de Mwenga et de Fizi, dans la province du Sud-Kivu.
Bien avant, l’AFC/M23 avait déjà accusé l’armée et ses alliés d’attaques « d’artillerie lourde ainsi que de drones de combat de type kamikaze, visant délibérément des zones densément peuplées de Kalingi et Bidegu dans le Minembwe ». L’AFC/M23 a réitéré les mêmes accusations ce lundi, citant Mikenge à Minembwe, au Sud-Kivu, et Mitimingi, dans le Masisi, au Nord-Kivu.
Selon Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23, ces attaques des forces coalisées de Kinshasa causent d’importantes destructions et provoquent le déplacement forcé de nombreuses familles.
D’après des sources de la société civile locale citées par Radio Okapi, les combattants Wazalendo ont lancé une attaque aux environs de 4 heures du matin contre les positions de l’AFC/M23 au Nord-Kivu, à Mitimingi.
Toute la matinée de lundi, des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues dans plusieurs localités environnantes.
Ces accusations répétées exposent la fragilité du processus de paix impliquant les deux parties sur le terrain. Pourtant, la MONUSCO, qui a salué les conclusions du récent round des négociations, a demandé, entre autres, la fin de l’usage des drones de combat afin de permettre un bon suivi du cessez-le-feu sur le terrain.
Par ailleurs, après sa prise de fonctions à Kinshasa comme Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO), James Swan entame une nouvelle étape de sa mission, à savoir des visites sur le terrain, plus précisément dans l’est du pays.
Le chef de la MONUSCO commence sa tournée par les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Première étape ce lundi 20 avril 2026 : la ville de Beni, au Nord-Kivu.
D’après la Mission de l’ONU, il y rencontrera les autorités provinciales, des acteurs politiques ainsi que des représentants de la société civile.