La présence de militaires armés dans des lieux publics, notamment les restaurants, les bistrots, les bateaux et autres embarcations, constitue un risque majeur pour la sécurité de la population.
C’est l’avis de plusieurs acteurs sociaux et habitants du Sud-Kivu à la suite d’un incident survenu à bord d’un bateau assurant la liaison entre Goma et Bukavu dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 juillet 2026.
Selon des témoignages recueillis auprès de certains passagers, un militaire aurait ouvert le feu sur plusieurs de ses collègues et des passagers après avoir été accusé d’avoir dérobé des téléphones appartenant à d’autres voyageurs.
Le bilan provisoire fait état d’un militaire tué et de trois autres personnes blessées, qui ont été évacuées vers une structure sanitaire pour des soins.
Pour Idée Bakulu, habitant de Bukavu et usager régulier du transport lacustre, les autorités militaires devraient prendre des mesures pour réduire les risques liés à la présence de militaires armés dans les lieux publics.
Il propose notamment que les chargeurs soient consignés auprès des capitaines des bateaux et que les militaires ne conservent que leurs armes, sans munitions, durant la traversée. Il plaide également pour un renforcement de la discipline dans les restaurants et les bistrots.
Aucune communication officielle n’a encore été publiée sur cet incident. Toutefois, des sources proches du dossier indiquent que des enquêtes sont en cours. Selon les mêmes sources, le militaire présumé auteur des tirs se serait jeté dans le lac après les faits. Son sort reste, à ce stade, inconnu.
Par Etienne Mulindwa