Plus de 7 773 personnes déplacées et retournées vivent sans assistance humanitaire depuis le mois d’août à Luntukulu, dans le groupement de Mulamba, en territoire de Walungu, au Sud-Kivu.
Leur nombre pourrait encore augmenter à la suite de nouveaux affrontements signalés ces derniers jours dans la région. Cette précision est de Lomingo Messe, président de la société civile de Luntukulu, dans un entretien accordé à Radio Maendeleo.
À l’en croire, des affrontements ont opposé, jeudi 22 octobre, les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les Wazalendo, aux forces du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), dans les villages de Pangwe et Tubanga.
Ces combats, qui ont duré environ trois heures, ont entraîné une augmentation du nombre de personnes déplacées dans la zone.
Craignant une extension des violences, des habitants ont fui les villages de Pesse, Kachayi, Nyamadava et Mpangwe pour se réfugier notamment à Chapemba, Mirumba, Mwasa et Maziba.
La situation sécuritaire reste également préoccupante à Tshulwe, à la jonction des territoires de Walungu, Shabunda et Kabare, où des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues samedi 24 octobre.
Selon la même source, une unité des FARDC basée à Kibandamangobo, à Evary et à Nyalubemba aurait empêché le passage de certains éléments Wazalendo qui voulaient attaquer les positions des troupes du FRN.
Ces événements auraient fait des victimes et provoqué de nouveaux déplacements de populations, dont le nombre n’est pas encore confirmé.
Sur le plan humanitaire, les besoins deviennent de plus en plus pressants. Aux 7 773 personnes déplacées et retournées déjà privées d’assistance depuis août s’ajoutent de nouvelles familles contraintes de fuir leurs villages à la suite des affrontements enregistrés la semaine dernière.
Face à cette situation, le président de la société civile de Luntukulu, Lomingo Messe, plaide pour une intervention des organisations humanitaires, notamment en vivres et en biens non alimentaires.
Il insiste également sur la nécessité de soutenir les femmes victimes de la guerre afin de les aider à relancer leurs activités économiques et à retrouver leur autonomie financière.
Par Omeur Mudekekereza