Arrêtés depuis deux semaines à Baraka puis transférés à la prison de Mulunge, à Uvira, six défenseurs des droits humains, parmi lesquels le président urbain de la société civile et le vice-président de la FEC, centre de négoce de Baraka, ont été libérés dans la soirée de jeudi 27 août 2026.
Ces derniers avaient été arrêtés par les services de sécurité basés à Baraka alors qu’ils mobilisaient contre le recouvrement forcé des taxes annoncé par la Direction Provinciale de Mobilisation et d’Encadrement des Recettes dans cette partie du Sud-Kivu.
Trois journées ville morte avaient même été observées à l’initiative des forces vives et des transporteurs locaux, sur l’ensemble du territoire de Fizi, pour exiger leur libération.
Pour plusieurs acteurs dans la zone, cette libération est perçue comme un ouf de soulagement. Ils continuent toutefois d’exiger l’ouverture de l’espace civique.
En effet, certains défenseurs des droits humains et journalistes dans la ville de Baraka et le territoire de Fizi restent sous le coup de menaces, poussant plusieurs d’entre eux à quitter la zone.
Un responsable d’un média local indique avoir échappé à plusieurs reprises à des menaces, au point de prendre la direction d’un pays voisin pour tenter de retrouver la quiétude.
Par Etienne Mulindwa