Dans une lettre du 17 août, 54 élus démocrates aux États-Unis affirment que l’Accord de partenariat stratégique, SPA, signé par l’administration Trump avec la République démocratique du Congo appelle à des « changements substantiels » de la Constitution congolaise, tout en accordant aux entreprises américaines un « droit de première offre » sur les concessions minières du pays. Une disposition qu’ils jugent d’autant plus préoccupante qu’elle intervient dans un contexte de conflit armé et de violations persistantes des droits humains dans l’est de la RDC.
Ces parlementaires américains évoquent également des informations selon lesquelles les États-Unis auraient contribué au financement d’une force paramilitaire chargée de sécuriser des opérations minières en RDC. Ils se disent par ailleurs préoccupés par la possibilité que les sanctions prévues par la loi Magnitsky contre l’homme d’affaires Dan Gertler soient levées afin de faciliter un accord sur le cobalt.
Les élus dénoncent plus largement le manque de transparence dans les négociations américaines sur les minerais critiques. Ils demandent notamment des garanties en matière de droits humains, de conditions de travail et de protection de l’environnement, ainsi qu’un contrôle accru du Congrès américain sur ces accords.
Ils estiment enfin que les investissements américains dans le secteur minier doivent éviter de renforcer des modèles d’exploitation qui privilégient les intérêts miniers au détriment des travailleurs et des communautés locales.
Par la Rédaction