Une pétition en circulation demande au gouvernement de la RDC de revoir sa mesure suspendant les activités académiques dans certaines institutions à Bukavu et à Goma, et à l’AFC/M23 de retirer ses actes de nomination pris le 29 mai, le 25 juin et le 7 août 2026.
Disponible sur les plateformes numériques, cette pétition est initiée par le collectif des enseignants, chercheurs, étudiants, cadres scientifiques et intellectuels des villes de Bukavu et Goma.
À travers cette pétition, les signataires veulent obtenir la sanctuarisation absolue du cadre universitaire et appellent à la responsabilité des autorités, chacun selon son mandat, pour obtenir le retrait des actes décriés.
Le souci est de sauver l’enseignement supérieur et universitaire pour l’année académique 2026-2027, indiquent les initiateurs.
Emmanuel Nfizi, l’un des membres du collectif à la base de cette pétition et assistant au département de sociologie de l’Université Officielle de Bukavu, explique les motivations de cette démarche.
De manière globale, il faut saisir que l’initiative tient compte de l’intérêt supérieur des étudiants, et donc aussi des universitaires, s’il faut ainsi le dire. À un autre niveau, comme communauté scientifique, comme intellectuels, enseignants, étudiants, ces collectifs de personnes instruites avons estimé important de pouvoir lancer cette pétition avec des recommandations vraiment concrètes aux différentes parties, notamment à l’AFC/M23 et au gouvernement. Le premier, c’est la sanctuarisation des universités parlons donc des établissements de l’ESU.
Et d’ajouter
Nous voulons ici dire que les établissements de l’enseignement supérieur universitaire doivent rester neutres dans la guerre qui se tient aujourd’hui. Autrement dit, ce ne sont pas des lieux de politisation. Voilà, c’est la première recommandation que nous lançons, et à l’AFC/M23, et nous lui avons même demandé concrètement de pouvoir retirer ces décisions de nomination. À Kinshasa, nous avons recommandé principalement au ministère de l’ESU et recherche scientifique, de pouvoir revoir sa mesure de suspension des activités dans les universités, parce qu’une suspension qui prend ne serait-ce qu’une semaine entrave l’ensemble des activités.
Cette pétition vise à récolter, d’ici la fin de la semaine en cours, au moins 100 000 signatures, conclut notre source.
Par Expedit Kyalu