L’entreprise prévoit notamment la construction d’une raffinerie nationale certifiée aux standards LBMA, avec pour objectif de porter la collecte officielle à 50 tonnes d’or par an et de réintégrer plusieurs milliards de dollars dans l’économie formelle de la République démocratique du Congo.
La République démocratique du Congo dispose d’un potentiel aurifère considérable, mais une grande partie de cette richesse échappe encore aux circuits officiels. Pour inverser cette tendance, DRC GOLD TRADING SA a lancé une stratégie ambitieuse baptisée Vision 2025-2030, qui vise à renforcer la maîtrise nationale de la chaîne de valeur de l’or.
Portée par son Directeur Général, Maître Joseph Kazibaziba Mahombi, cette initiative entend faire de Kinshasa une plateforme majeure du commerce de l’or en Afrique, à travers la mise en place d’infrastructures modernes et d’un cadre plus structuré pour les acteurs de la filière.
Une stratégie pour capter davantage de valeur
Selon DRC GOLD TRADING SA, malgré son statut de producteur important d’or en Afrique, la RDC ne bénéficie pas encore pleinement des retombées économiques liées à cette ressource.
Jean-Pierre Kayembe, chargé de communication et presse de DRC GOLD TRADING SA, explique que cette vision dépasse le simple cadre commercial.
« La Vision 2025-2030 est une vaste ambition qui va bien au-delà du simple cadre d’une entreprise. C’est en réalité un véritable projet de souveraineté économique pour notre pays », affirme-t-il.
D’après lui, pendant plusieurs décennies, seule une faible quantité d’or a été officiellement enregistrée dans les circuits nationaux, alors que d’importants volumes auraient continué à sortir frauduleusement du pays.
« Nous estimons aujourd’hui qu’environ 75 tonnes d’or quittent encore frauduleusement la RDC à partir de la partie Est du pays », indique Jean-Pierre Kayembe.
Face à cette situation, DRC GOLD TRADING SA ambitionne de porter la collecte officielle à 50 tonnes d’or par an à l’horizon 2030, avec l’objectif de réinjecter près de 8 milliards de dollars américains dans l’économie formelle.
Une raffinerie nationale aux standards LBMA
L’un des projets majeurs de cette stratégie est la construction d’une raffinerie nationale d’or dans la périphérie de Kinshasa, précisément dans la nouvelle Zone économique spéciale de Maluku.
Cette infrastructure devrait répondre aux exigences de la London Bullion Market Association (LBMA), une référence internationale dans le domaine du commerce des métaux précieux.
Pour DRC GOLD TRADING SA, cette raffinerie permettra de transformer davantage l’or sur le territoire national, de créer une valeur ajoutée locale et de réduire l’exportation des matières premières à l’état brut.
« Elle permettra que l’or du Congo soit raffiné chez nous, qu’il y ait moins d’impuretés, davantage de valeur ajoutée et que Kinshasa puisse devenir un véritable hub africain du trading de l’or », souligne Jean-Pierre Kayembe.
Formaliser la filière et accompagner les exploitants
Au-delà des infrastructures, la Vision 2025-2030 prévoit également une meilleure intégration des exploitants artisanaux et des coopératives minières dans le circuit officiel.
L’objectif est de proposer aux acteurs de terrain un marché transparent, sécurisé et rémunérateur, tout en contribuant à la lutte contre la fraude dans le secteur aurifère.
Pour l’entreprise, la formalisation de cette filière constitue une étape essentielle afin que les communautés productrices puissent également bénéficier des retombées économiques de l’exploitation de l’or.
L’or comme moteur de souveraineté économique

Pour DRC GOLD TRADING SA, la valorisation des ressources minières nationales doit contribuer au développement économique de la RDC.
« Cette ambition s’inscrit dans une vision plus large de renforcement de la souveraineté économique du pays, en donnant à la RDC davantage de contrôle sur ses ressources naturelles » indique le DG de DRC Gold Trading Me Joseph Kazibaziba Maombi.
À travers cette stratégie, l’entreprise veut démontrer que l’or congolais peut devenir un véritable moteur de croissance, de création d’emplois et de développement, à condition d’être mieux organisé et intégré dans l’économie nationale.
La réussite de cette transformation dépendra toutefois de la capacité des différents acteurs à renforcer la transparence, la traçabilité et la gouvernance de la filière aurifère congolaise.
Par Héritier Boroto