Tôt le matin de mardi 20 octobre 2026, des violents affrontements ont éclaté entre les combattants du Front pour la Reconstruction de la Nation (FRN) et les éléments de la coalition FARDC-Wazalendo.
Selon plusieurs sources locales jointes par la rédaction de Radio Maendeleo, les combats se sont concentrés sur l’axe montagneux au nord-ouest de Katogota, précisément dans les villages de Muhungu, Birayi, Ndagereka et Matale, en groupement d’Itara-Luvungi dans le territoire d’Uvira.
Les détonations d’armes lourdes et légères entendues jusque dans la plaine ont provoqué une psychose généralisée. Par peur d’être pris entre deux feux, des centaines de familles ont fui leurs villages.
Le mouvement de panique s’est rapidement propagé aux villages voisins de Munanira, Lubarika, Rupango, Bwigala et dans plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi. Conséquence, toutes les activités ont tourné au ralenti, indiquent des habitants joints par Radio Maendeleo.
À Lubarika, Luvungi et même à Kamanyola, à plus de 15 kilomètres de la zone des combats, des responsables d’écoles ont renvoyé les élèves à la maison par mesure de précaution.
Sur la route Kamanyola – Katogota, des agriculteurs qui se rendaient aux champs ont été contraints de rebrousser chemin, craignant pour leur sécurité. Néanmoins, la circulation des véhicules entre Bukavu-Uvira et vice-versa a été effective, indique un responsable d’une agence de voyage joint pendant qu’il effectuait ce trajet dans la plaine.
Ces nouveaux affrontements interviennent alors que la zone reste sous tension depuis plus d’une semaine. En effet, des combats sont signalés depuis 8 jours à Kaziba et à l’endroit communément appelé Miti Mbili, sur le même axe.
Pour l’heure, aucun bilan humain ou matériel n’est disponible. Les autorités militaires n’ont pas encore communiqué sur la situation. Rappelons que dans la nuit de dimanche à lundi dernier, les combattants ont fait recours aux drones qui ont survolé plusieurs collines de la chefferie de Kaziba.
Les acteurs humanitaires suivent la situation avec inquiétude, craignant un nouveau mouvement de déplacés dans la plaine de la Ruzizi, déjà saturée. Entre temps, à Kaziba, des dizaines de villages restent vidés de leurs populations alors que les activités demeurent perturbées, s’inquiètent plusieurs défenseurs des droits humains.