Un calme précaire règne depuis la soirée du mardi 20 octobre et durant la journée du mercredi 21 octobre 2026 dans le groupement d’Itara-Luvungi et une bonne partie de la plaine de la Ruzizi, en territoire d’Uvira, au Sud-Kivu. Cette accalmie intervient après des combats ayant opposé, mardi, les FARDC et leurs alliés aux troupes du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), anciennement AFC/M23, dans les collines situées à l’ouest de Katogota.
Selon des sources locales, l’accalmie s’est maintenue durant toute la nuit de mardi à mercredi. Malgré une psychose encore perceptible mercredi matin parmi les habitants de Luvungi, Katogota et Kamanyola, les mouvements de la population se sont poursuivis.
Dès 10h, plusieurs habitants de Katogota et de Kamanyola se dirigeaient vers Luvungi, où se tient chaque mercredi un marché fréquenté par des populations venues de différentes localités de la plaine de la Ruzizi et de la ville d’Uvira, notamment pour vendre leurs produits ou s’approvisionner.
Le trafic entre Uvira et Bukavu a également été assuré pendant la majeure partie de la journée, selon un transporteur de la zone. Toutefois, la crainte d’une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire reste présente parmi les passagers, contraints de se déplacer pour des raisons sociales ou professionnelles.
Sur le plan militaire, les positions des différentes forces n’auraient pas changé. Selon des sources locales, l’offensive des troupes du FRN, anciennement AFC/M23, aurait été repoussée par la coalition gouvernementale composée des FARDC, des Wazalendo et de l’armée burundaise. Cette information reste à confirmer de manière indépendante.
Les affrontements de mardi, qui ont duré plusieurs heures, ont par ailleurs provoqué des déplacements de population. Des habitants ont quitté les hauteurs pour rejoindre des localités situées le long de la route principale, selon la même source.
Malgré la reprise progressive des mouvements, la situation demeure fragile dans cette partie de la plaine de la Ruzizi, où les habitants restent préoccupés par une éventuelle reprise des combats.
Par Etienne Mulindwa