Au moins 39 personnes, en majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées, ont été tuées lors des combats qui ont opposé les troupes de l’AFC/M23-Twirwaneho aux Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les Wazalendo, dans le groupement de Basimukindji Ier, secteur d’Itombwe, en territoire de Mwenga.
Ces affrontements, qui ont conduit à la chute de Kipupu, chef-lieu du secteur d’Itombwe, se sont déroulés entre le 10 et le 24 juillet dernier, indique une note rendue publique par le Conseil local de la jeunesse d’Itombwe et consultée par Radio Maendeleo ce vendredi 31 juillet 2026.
Selon cette structure, les combats, marqués par l’utilisation d’armes lourdes et de drones, ont également provoqué l’incendie de nombreuses habitations dans les villages de Kiseke, Kalulu, Muhabu, Natulonge, Alenga et Nabindi.
Face à cette situation, de nombreux habitants ont fui vers les collines situées autour de la Réserve naturelle d’Itombwe, dans l’espoir d’y trouver un refuge. Certains auraient toutefois commencé à regagner progressivement leurs villages.
Le Conseil local de la jeunesse d’Itombwe affirme que plus de 1 000 ménages, soit 6 181 personnes, se retrouvent aujourd’hui sans abri après l’incendie de leurs maisons. Les centres de santé de Kipupu, Kiseke et Nabindi auraient également été affectés par les combats, compromettant la prise en charge des malades.
La même source fait état de 27 blessés, dont la prise en charge reste difficile en raison des capacités limitées des structures sanitaires de la zone. Au total, 64 victimes ont été enregistrées en l’espace de deux semaines, auxquelles s’ajoutent au moins cinq personnes portées disparues.
Face à cette situation, le Conseil local de la jeunesse d’Itombwe appelle à une assistance humanitaire urgente en faveur des populations affectées, notamment par un appui aux structures sanitaires, le renforcement des moyens de subsistance et la construction d’abris pour les ménages sinistrés.
La structure plaide également pour le renforcement des mesures de sécurité afin de permettre le retour des personnes déplacées dans leurs villages d’origine.
Par Étienne Mulindwa